Les milieux du cinéma d’auteur et de l’art vidéo en émoi

 

(Article de Frédérique Doyon publié dans Le Devoir du 25 juin 2014)

Le flou entourant le transfert d’un programme de 4,1 millions de dollars du CALQ à la SODEC fait craindre le pire.

Le milieu des arts médiatiques craint le transfert du programme Cinéma et vidéo, jusqu’ici géré par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). Un geste politique d’autant plus préoccupant que le flou demeure quant au réel déplacement de l’enveloppe de 4millions de dollars.

À la veille de l’étude des crédits budgétaires alloués à la culture et alors que les grands joueurs du cinéma s’insurgent contre la réduction des crédits d’impôt de 20 %, les artistes de la vidéo et du cinéma expérimental s’inquiètent du sort réservé au programme Cinéma et vidéo, dont l’enveloppe de 4,1 millions de dollars n’apparaît plus dans le budget du CALQ.

« Les rumeurs laissent entendre qu’il [le programme] serait transféré à la SODEC, rapporte Robin Dupuis, président du Conseil québécois en arts médiatiques (CQAM), qui tire 50 % de son budget de fonctionnement de ce programme. Selon le CALQ, c’est un transfert avec les crédits. Selon la SODECil y aurait transfert du programme, mais sans les sommes. Ça crée beaucoup d’inquiétude. »

À cause du congé de la Fête nationale, ni le CALQ, ni la SODEC, ni le ministère de la Culture n’ont pu confirmer ces informations au Devoir. Chose certaine, l’incertitude plane sur la teneur réelle des sommes allouées à la culture en vertu du budget Leitao. Un brouillard que l’étude des crédits budgétaires, devant la Commission de la culture, devrait dissiper, ce jeudi.

Coupe déguisée ou rapatriement à la SODEC de tous les programmes destinés au cinéma ? Dans l’un ou l’autre cas, le geste secoue le milieu des arts médiatiques. La première lecture, plus drastique, « risque d’annihiler toute une écologie qui existe depuis 40ans et qui connaît une certaine effervescence » — celle du cinéma de création et de la vidéo d’art, terreau d’expérimentation essentiel à la vitalité du cinéma d’auteur et de l’art numérique québécois, signale M. Dupuis.

La seconde lecture ne réjouit guère plus, selon M. Dupuis. « La SODEC est plus dans une logique d’investissement et n’a pas l’expertise pourgérer des OBNL. Le CALQ est dans une logique de soutien à la création. Ses programmes appuient des centres d’artistes et des coops de films. » On s’étonne aussi de la manière dont la décision aurait été prise : une manière unilatérale, sans l’avis des milieux ni des organismes subventionneurs.

Une lettre émanant des artisans de la fiction et du documentaire circule aussi depuis mardi à ce sujet. On y réclame le maintien du programme au CALQ, faisant valoir que sa mission et celle de la SODEC sont différentes et participent chacune à leur manière« à l’essor et au rayonnement du cinéma et de la vidéo ». La lettre cumulait déjà plus de 250 signatures quelques heures après son envoi, selon un de ses instigateurs et signataires, le réalisateurYanick Létourneau (Les États-Unis d’Afrique, 2011). On compte aussi parmi les signataires Philippe Falardeau, Paule Baillargeon, Serge Giguère et les Réalisatrices équitables.

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/411841/les-milieux-du-cinema-d-auteur-et-de-l-art-video-en-emoi

Lettre ouverte à Mme Hélène David, ministre de la Culture et des Communications du Québec

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LETTRE OUVERTE À MME HÉLÈNE DAVID
Ministre de la Culture et des Communications  du Québec
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Montréal, le mercredi 25 juin 2014

Nous avons appris que le ministère de la Culture et des Communications, à la suite du budget provincial, va transférer certains programmes liés au cinéma et à la vidéo du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) vers la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles). D’autres sources précisent que les crédits alloués à ces programmes seraient coupés pour un total d’environ 4,1 millions $.

Nous sommes profondément en désaccord avec cette décision et préoccupés par d’éventuelles coupures. Nous demandons à la ministre de laisser au CALQ le soin d’administrer ces programmes et fonds dédiés aux artistes en cinéma et vidéo. Rappelons que le CALQ a la mission de soutenir les artistes et la création artistique alors que la SODEC a été créée afin de développer les entreprises culturelles. Les deux organismes participent à leur manière à l’essor et au rayonnement du cinéma et de la vidéo au Québec et ailleurs dans le monde. Nous demandons à la ministre de suspendre l’application de cette nouvelle mesure et de rencontrer des représentants du milieu dans les meilleurs délais pour ouvrir un dialogue sur l’importance du CALQ et de ses programmes dans le paysage culturel québécois.

Nous sommes prêts à travailler avec la ministre pour trouver des solutions à long terme.

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Sauvons le CALQ !
Comité spontané pour la sauvegarde du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ)
sauvonslecalq@gmail.com

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LES SIGNATAIRES DE LA LETTRE OUVERTE À LA MINISTRE DE LA CULTURE DU QUÉBEC
Plus de 850 signataires, dont 22 organismes*

Organismes et centres d’artistes

Double négatif
Kabane77
Groupe d’Intervention Vidéo (GIV)
Doc Québec
Production Réalisation Indépendantes de Montréal (PRIM)
Vidéographe
Réalisatrices Équitables (RÉ)
Les Films de L’Autre
LES FILMS du 3 MARS
Main Film
Le Centre des femmes de Verdun
Coalition Culture
OBORO
Kino’00
Journées du cinéma québécois en Italie
Femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias (FCTNM)
Coop Vidéo de Montréal
Vues d’Afrique
Ciné Tapis Rouge
Cinécoop Productions
Funambules Médias
Paraloeil

Artistes et autres créateurs du milieu des arts et de la culture

Yanick Létourneau, cinéaste et producteur
Denis McCready, producteur
Denys Desjardins, cinéaste et producteur
Isabelle Hayeur, réalisatrice, présidente Réalisatrices Équitables
Diane Poitras, réalisatrice
Fortner Anderson, Directeur général, Vidéographe
Julie Perron, cinéaste
Pascale Ferland, cinéaste
Richard Brouillette, cinéaste
Sylvain L’Espérance, cinéaste
François Toussaint, Directeur général, PRIM
Julie Hivon, cinéaste
Halima Elkhatabi, scénariste-réalisatrice
Marie-Josée Saint-Pierre, cinéaste d’animation
Catherine Lachance, réalisatrice et première assistante à la réalisation
Éléonore Létourneau, scénariste, réalisatrice et auteure
Patricia Tassinari, réalisatrice, scénariste
Richard D. Lavoie, cinéaste
Philippe Falardeau, scénariste-réalisateur
Ève Lamont, réalisatrice
Philippe Baylaucq, cinéaste
Mary Ellen Davis, réalisatrice
Éric Ruel, Cinéaste et producteur
Vanessa-Tatjana Beerli, Directrice générale, Ciné Tapis Rouge
Yung Chang, cinéaste
Chloé Leriche, réalisatrice
Santiago Bertolino, réalisateur
Martine Chartrand, cinéaste et artiste visuelle
Pierre Allard, codirecteur artistique, ATSA
Paule Baillargeon, cinéaste
Carole Poliquin, réalisatrice
Julie Groleau, productrice
Albéric Aurtenèche, scénariste, réalisateur
Alexandre Auger, scénariste
Simon Bellefleur : compositeur et concepteur sonore
Marie-Hélène Cousineau, cinéaste
Giovanni Princigalli, réalisateur et producteur
Patricia Chica, BFA, Director – Content Producer (Film & TV)
Kristina Wagenbauer, réalisatrice
Judith Vienneau, réalisatrice, vidéaste
Karl Lemieux, réalisateur/ co-fondateur du Collectif Double Négatif
Majdi El-Omari, réalisateur et producteur
Margot Ricard, réalisatrice et professeure, École des Médias UQÀM
Ian Boyd, producteur
Iphigénie Marcoux-Fortier, cinéaste
André Habib, professeur de cinéma, UdM, coéditeur de la revue Hors champ
Denis Chouinard, cinéaste
Françoise Morin, Directrice Générale, Intermède Music
Pierre Marier
Annick Blanc, productrice et réalisatrice
Isabelle Lavigne, cinéaste
Suzy Cohen, réalisatrice et productrice
Pauline Voisard, scénariste-cinéaste et productrice
Stella Goulet, scénariste/réalisatrice
Karina Soucy, réalisatrice et productrice
Carole Laganière, réalisatrice
Elric Robichon, monteur
Catherine Hébert, réalisatrice
Jean-François Caissy, cinéaste
Lucette Lupien, consultante
Michel Giroux, monteur
Catherine Martin, cinéaste
Dominique Veillet, productrice, réalisatrice
Elric Robichon, monteur Cinéma et Vidéo
Johanne Fournier, cinéaste/présidente du conseil d’administration d’Espace F
Hervé Demers, cinéaste
Bernard Émond, cinéaste
Johanne Prégent, réalisatrice
Nathalie Petit, consultante en financement, Fonds d’image inc.
Lisa Sfriso, cinéaste
Michka Saal, cinéaste
Jean Pierre Lefebvre, réalisateur
Francis van den Heuvel, réalisateur et producteur
René Roberge, monteur
Benjamin Hogue, producteur et réalisateur
Myrian Verreault, réalisatrice et scénariste
Nancy Marcotte, recherchiste et scénariste
Anne Marie Bouchard
Françoise Dugré
Petunia Alves
Louise Giguère
Annie Deniel, réalisatrice et monteuse
Malcom Guy, cinéaste et producteur
Myriam Fougère, réalisatrice
Roxanne Ducharme, artiste en film d’animation et jeux vidéos
Nikki Forest
Diane Obomsawin, cinéaste film d’animation
Mireille Dansereau, cinéaste
Martin Allard, Président, Bande à part audio et post-production
Ségolène Roederer, Directrice Générale, Québec Cinéma
Marquise Lepage, réalisatrice, scénariste et productrice
Allan Brown, cinéaste
Eric Mattson
Denis Langlois, cinéaste
Karine van Ameringen, cinéaste et productrice
Sylvain Bellemare, concepteur sonore
Patricio Henriquez cinéaste
André Roy, critique et écrivain
Geneviève Quessy, cinéaste et journaliste
Gisèle Trudel
Gwenaëlle Denis Coordonatrice au développement Studio XX
Barbara Ullrich
Manon Labrecque, artiste en vidéo
Vincent Guignard, monteur
Gabrielle Tougas-Fréchette, Voyelles Films
Alison McAlpine, cinéaste
Kandis Friesen, artiste interdisciplinaire
Luc Bourdon, réalisateur
Anaïs Barbeau Lavalette, cinéaste et auteure
Noémie Girard, étudiante
Tali, cinéaste
Claire Savoie, artiste et professeure à l’École des Arts visuels et médiatiques,UQAM
Carl Trahan, artiste
Marie-Claude Fournier, cinéaste
Isabelle A. Girard, réalisatrice et scénariste
Sylvie Roy
Pedro Pires réalisateur et producteur
Brigitte Archambault réalisatrice et animatrice
Josiane Lapointe, monteuse et cinéaste
Érica Pomerance, cinéaste
Simon Plouffe, cinéaste
Christine Chevarie, cinéaste
Pierre Hébert, réalisateur, membre du conseil d’administration de Vidéographe
Josée Roberge, productrice Les Films Family Business
Cindy Turmel, comédienne
Pascal Gélinas, scénariste et réalisateur
Nicole Giguère réalisatrice
Marie-Claude Gervais Réalisatrice Conceptrice AGLA Media (OBNL
Julie Mealin artiste multimédia
Anik Salas, réalisatrice
Olivier Godin, réalisateur
Renée Lavaillante, artiste plasticienne
Martine Giguère FADA
Marie-Claude Loiselle, Rédactrice en chef, Revue 24 images
Martine Asselin, cinéaste indépendante
Wendy Champagne, Writer, director, Producer
Simon Beaulieu, cinéaste
Isabelle De Blois, cinéaste
Mathieu Roy, cinéaste
Khoa Lé, cinéaste, Président CA, PRIM
Paul Tom, monteur, cinéaste
Ian Lagarde, réalisateur et directeur photo
Claudie Lévesque, cinéaste et commissaire membre des Films de l’Autre
Dominique Parent, réalisatrice
Sara Bourdeau, scénariste, réalisatrice, productrice
Kim Kielhofner, artiste
Hélène Klodawsky, cinéaste
Gopesa Paquette, journaliste/photographe
Moïse Marcoux Chabot, documentariste indépendant
Eric Robertson, 99% media
Emily Laliberté, Funambules media
Nicole Benoît, plasticienne
Karine Dubois, productrice
Andrée-Anne Roussel, cinéaste et artiste vidéo
Myriam Jacob Allard, artiste
Christine Falco, productrice
Nicolas Paquet, documentariste
Andrée Poitras
Nathalie Saint-Pierre, cinéaste
Julien Fontaine, directeur photo
Serge Giguère, cinéaste
Linda Soucy, Service de relations médias
Véronique Morin, journaliste scientifique et documentariste
Bruno Chouinard, réalisateur
Menaïc Raoul, Productrice Voyelles Films
Sarah Spring, co-présidente Doc Québec
Daniel Canty, cinéaste et écrivain
Emilie Baillargeon, réalisatrice
Patricia Bergeron, productrice
Sophie Bolduc, traductrice/sous-titreuse
Nathalie Tannous, comédienne, scénariste et réalisatrice
Brigitte Lacasse, cinéaste
Yves Labelle, concepteur vidéo, professeur école nationale de théâtre
Daïchi Saïto, cinéaste, administrateur, Double négatif, membre fondateur, Kabane77
Hubert Sabino, étudiant en cinéma et chargé de cours
Nicolas Canniccioni, Directeur de la photographie
Félix Lamarche, cinéaste
Étienne Gagnon, monteur
Danielle Blouin, Artiste et historienne de l’art
Michelle Smith, cinéaste, artiste médiatique, enseignante
Guy Simoneau, auteur-réalisateur
Jean Tessier
Gynette Mercier, artiste visuel
Sylvie Lapointe, cinéaste et productrice
Benoît Pilon, cinéaste
Carlos Sanchez, Writer / Director
Jason Sanchez, Writer / Director
Camila Vasquez
Suzan Vachon, réalisatrice et enseignante École des arts visuels et médiatiques UQÀM
Ari Cohen
Stéphanie Weber Biron, directrice photo
Elise Simard,  cinéaste en animation
Andrée Préfontaine, vidéaste
Emmanuelle Loslier, cinéaste d’animation
Anne Lapierre, actrice
Yung Chang, cinéaste
Lorraine Oades, artiste
Carlo Guillermo Proto
Marik Boudreau, photographe
Chantal Lafleur, productrice
Leopoldo Gutierrez, cinéaste
Meryam Joobeur, filmmaker
Lorraine Oades, artiste
Rozenn Potin, documentariste
Amy Schwartz, cinéaste
Pierre Luc Gouin, cinéaste et concepteur de jeu
Mélissa Beaudet, réalisatrice
Etienne Langlois, cinéaste
Helgi Piccinin, cinéaste
Olivier D. Asselin, réalisateur
Julien Brunet-Schmidt, monteur
Claude Demers, cinéaste
Catherine Chagnon
Marielle Nitoslawska, cinéaste et professeure titulaire en cinéma, Université Concordia
Hasmig Makdesian, monteuse
Jean-François Lesage, cinéaste
Annick Nantel, directrice administrative Les Films de l’Autre
Kenza Afsahi, réalisatrice
Thomy Laporte, cinéaste
Etienne Hansez, producteur
Amy Miller, réalisatrice et productrice
Claude Ouellet, consultant
Pascale Malaterre, artiste
Claude Cloutier, cinéaste d’animation
Malena Szlam, visual artist
David Uloth, cinéaste
Stéphane Drolet, cinéaste
Anna Lupien
Ian Oliveri, producteur
Martin Villeneuve, scénariste, réalisateur et producteur
Jenny Cartwright, documentariste
Marie C Fournier, réalisatrice et photographe
Sophie B. Sylvestre, monteuse
Marie-Geneviève Chabot, cinéaste
Alexandre Larose, réalisateur
Raymonde Provencher
Katherine Jerkovic, vidéaste et cinéaste
Sarah Mannering, productrice
Juliet Lammers
Carl Dubé, scénariste et auteur
Josette Bélanger, réalisatrice et auteure
David Cherniak, technicien en audiovisuel
Philip Rose, Directeur intérimaire, Daïmõn
Lou Scamble, réalisatrice et photographe
Marc Tawil, réalisateur
Benoit Rodrigue, réalisateur
Frédérick A. Belzile, vidéaste et professeur
Sylvie Sainte-Marie, artiste et vidéaste
Shannon Walsh, réalisatrice
Sophie Bélair Clément, artiste, vidéaste
Hind Benchekroun, réalisatrice, scénariste et productrice
Sami Mermer, réalisateur, producteur et scénariste
Katerine Martineau, réalisatrice
Sylvie Rosenthal, scénariste, réalisatrice et productrice
Parissa Mohit, cinéaste
Nadine Beaudet, réalisatrice et productrice
Guylaine Maroist, réalisatrice et productrice
Janet Perlman, réalisatrice
Félix Dufour-Laperrière, cinéaste
Anick St-Louis, professeure de cinéma
Halima Ouardiri
Philippe Gajan, Directeur 24images
Christian Fournier, réalisateur
Annie Jean, monteuse
Mary Armstrong
Frédérique Turbide Gauthier
Julie Favreau
Sophie Cloutier, preneuse de son et perchiste
Alexandre Desjardins, réalisateur
Adrian Wills, cinéaste
Mia Donovan, réalisatrice
Gérard Grugeau, critique de cinéma
Guillaume Lévesque, réalisateur documentaire
Nicole Panneton, artiste interdisciplinaire
Elias Djemil, cinéaste et photographe
Guylaine Dionne, réalisatrice
Mathieu Denis, scénariste et réalisateur
Jacques Bérubé
Rafaël Ouellet, cinéaste
Catherine Vidal, productrice
Jean Jean, documentaliste et assistant caméra
Marc Girard, cinéaste et enseignant
Lorraine Price
Caroline Martel, cinéaste documentaire
Paulo Castro Lopes, cinéaste
Catherine Pallascio, directrice photo et réalisatrice
Etienne Legast, compositeur et artiste sonore
Maxime Giroux, cinéaste
Guillaume Collin, cinéaste
Mathieu Drouin, scénariste, réalisateur et enseignant
Jean-Claude Bustros, professeur agrégé
Victoria Stanton, artiste interdisciplinaire
Nicolas Canuel, acteur
Tamara Vukov, professeure adjointe
Pauline Cordier, cinéaste indépendante
Jean-Nicolas Orhon, réalisateur
Maxime Desjardins, comédien et auteur
Geneviève Dulude-De Celles, réalisatrice
Annabel Loyola, cinéaste
Jennifer Alleyn, cinéaste
Pierre-Olivier Fortier, comédien
Bruno Pucella, cinéaste et monteur sonore
Céline Baril, réalisatrice
Janice Nadeau, réalisatrice
Simon Gaudreau, cinéaste
Julie Tremble, artiste
David Martin, musicien
Saël Lacroix, documentariste
Edwin Janzen, Visual Artist
Marjorie de Chantal, artiste multidisciplinaire
Claude Beaugrand, monteur son
Samer Najari, cinéaste
Cristina Duarte, musicienne
Marie-Pierre Grenier, réalisatrice et conceptrice sonore
Jessica MacCormack, artist and professor
Sarah Fortin, cinéaste
Joël Morin-Ben Abdallah, cinéaste
Dorothy Todd Hénaut, cinéaste et artiste
Sophie Bédard Marcotte, cinéaste et productrice
Jean-Philippe Marchand, compositeur de musique de film
Catherine St-Arnaud, réalisatrice et scénariste
Caroline Zéau, maître de conférences en cinéma Université de Picardie Jules Verne
Benoît Turquety, maître d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne
Ezra Soiferman
Nadine Gomez, cinéaste
Anne Barth, réalisatrice
Nicole Gingras, commissaire indépendante en arts médiatiques
Olivier Cheneval, directeur photo
Helen Doyle, productrice, scénariste et réalisatrice
Germain Bonneau, archiviste et producteur
Éléonore Goldberg, réalisatrice et animatrice
Nicolas Brault, cinéaste d’animation
Catherine veaux-Logeat, cinéaste
Isabelle Bernier, artiste
Isabelle Couture, productrice
Michel Lam, réalisateur
Jean Pierre Lacroix
Danièle Lacourse, cinéaste
Pascal Sanchez, cinéaste
Gisele Amantea
Peter White
Louise Dugal, monteuse
Emmanuel Galland, artiste et commissaire
Lise Gantheret – réalisatrice et productrice
Jean-Thomas Bédard, cinéaste
Donigan Cumming, vidéaste
François Delisle, cinéaste
Olivia Boudreau, artiste visuel
Nicole Hubert, productrice
Renée La Mothe, cinéaste expérimentale
Cyril Bourseaux, preneur de son
Lalie Douglas, Artiste en arts visuels
Mélanie Gauthier, preneure de son et conceptrice sonore documentaire
Claudine Douaire, travailleure de la culture
Catherine Van Der Donckt, artiste sonore
Annie Jussaume-Lavigne
Mireille Couture, scénariste et réalisatrice documentaire
John Blouin, cinéaste et programmateur
Samuel de Chavigny, réalisateur et directeur photo
Maryse Bellemare, comptable de productions
Ying Gao, professeure
Julie Desmarais, artiste en arts visuels
Daniel Laflamme, musicien
Sonia Despars, productrice
Paul Lapointe, producteur
Felipe Martin, assistant DOP et caméraman
Yann Pocreau, artiste
Virginie Lamontagne
Albert Kwan, acteur et réalisateur
Marie Brodeur
Alain Thériault
Jean-André Fourestié, monteur
Chantal Dumas, artiste art numérique
Claudine Thériault, directrice artistique, Spirafilm
Marc-Olivier Demers, musicien
Laura Brown
Jean-Guillaume Bastien, réalisateur
Célia Foizon
Jeremy Peter Allen, cinéaste
Sylvette Babin, réalisatrice et monteuse
Geneviève Leclerc, coordonnatrice de production
Rose-Suzie Marcelin
Sophie Goyette, cinéaste
François Quévillon, artiste
Joanie Bourque, assistante décoratrice
Joe Balass, cinéaste-producteur
Jean-Marc Drouin, étudiant et retraité
Stéfanie Clermont, cinéma documentaire
Etienne Desrosiers
Sophie Marcil
Nicolas Rivard
Eva Cvijanovic, realisatrice et animatrice
Wassili Dudan, architecte
Hubert Caron-Guay, réalisateur et scénariste
Sabin Hudon, Bruiteur et artiste en nouveaux médias
Marion Duhaime-Morissette, réalisatrice, scénariste et productrice
Tony Asimakopoulos, cinéaste
Marie Brassard, actrice et metteur en scène
Sylvie Van Brabant, réalisatrice et productrice
Amandine Brun, coordonnatrice
Michel Shu
Kathleen Cousineau, réalisatrice et productrice
Julie Charrette, cinéaste d’animation
Serge Bordeleau, réalisateur
Antonin Sorel
Suzanne Côté, conteuse littéraire et animatrice
Selin Murat, producteur
Liliana Nunez, distribution
Anne Golden, direction artistique
Bruno Dequen, critique de cinéma et programmateur
Randy Kelly
Nguyen-Anh Nguyen, producteur et réalisateur
Joelle Peloquin
Ralph Elawani, auteur et journaliste
Eduardo Menz
Mélanie Courtois
Natasha Ivisic, cinéaste documentaire
Ryan Mullins
Dominique T Skoltz
Sébastien Pilote, cinéaste
Simon Gervais, monteur sonore
Josée Desjardins , artiste
Martyne Morin, preneuse de son
Rosanna Maule, associate professor, Film Studies
Sylvie Laliberté  artiste
Michaël Fortin, documentariste indépendant
Caroline Bergoin
Marianne Chevalier, artiste en arts visuels
Simon Lamarre-Ledoux, directeur photo
Annick Laporte, cinéphile
Xi Feng
Julie Belland, assistante à la réalisation
Sophie Farkas Bolla, réalisatrice et monteuse
Jérôme Bretéché, chroniqueur radio et projectionniste
Yan Giroux, cinéaste
Etienne Patry, coloriste
Pierre Fontaine, scénariste et enseignant
Keven Mercier, responsable technique FIFEM
Thomas Pison
Marie-Eve Crepeau
Charlie Marois, cinéaste
Emile Lavoie, diplômé en cinéma
Claudine Hubert
Codirectrice générale et directrice artistique, OBORO
Nika Khanjani, réalisatrice et artiste
Maxim Rheault, réalisateur & monteur vidéo
David Poirier, éducateur spécialisé
Patricia Beaulieu, réalisatrice
Marie-Eve Livernoche, monteure sonore
Christine Doyon, réalisatrice et monteuse
Anouk M.Renaud, étudiante
Christian Robert de Massy
Kaveh Nabatian
Alain Fournier, réalisateur
Marie-Eve Lavoie, directrice générale, Kino
Christian Laurence, cinéaste
Henry Bautista Rojas, réalisateur indépendant
Sophie B Jacques, cinéaste
Emmanuelle Lane, monteure
Carlos Ferrand, cinéaste
Christine Crépin, cinéaste
Eric K. Boulianne
Cédric Bourdeau, producteur
Patric Lacasse, professeur en arts visuels
Dominic Lavoie, réalisateur et scénariste
Catherine Béchard
Dana Kephart, parent de réalisatrice et producteur
Marguerite Kephart, parent de réalisatrice et productrice
Annie St-Pierre, cinéaste
Martin Laroche, scénariste et réalisateur
Magenta Baribeau, documentariste indépendante
Daniel Ferland, régisseur
Jason Paré, vidéaste et responsable de la plateforme Vithèque
Alexandre Lampron – directeur photo
Louis-David Morasse, acteur
Nicolas Comeau
David Bitton, cinéaste et producteur
Marie-France Landry, scénariste et illustratrice
Johane Bergeron, comptable et administratrice de production
Catherine Kirouac, assistante à la réalisation
Marion Gerbier, coordonnatrice aux communications
Nisha Platzer
Sébastien Gros, directeur de la photographie
Noémie Brassard, diplômée en cinéma
Francyne Verreault, réalisatrice
Mylène Augustin, productrice
Ariane Plante, artiste en arts médiatiques
Mary Fowles
Audrey-Maude McDuff, artiste en arts visuels
Monique Gagné
Carl Aksynczak, arts numériques
Geneviève Perron, directrice de la photographie
Omar Majeed
Véronique Denis
Dominique Leclerc, artiste
Jules Saulnier, monteur et réalisateur
Martin Fournier
Joëlle F. Dallot, coordonnatrice
Maxime-Claude L’Écuyer, réalisateur et scénariste
Azed Kettani
Alexandre Fournier, scénariste et comédien
Chantal Allard, régie de plateau de tournage
Louis Léonard, gérant Cinéma Excentris
Mark Morgenstern, cinéaste
Bachir Bensaddek, cinéaste
Marlene Millar, cinéaste
Mitchell Stafiej, filmmaker
Anouk Deschênes
Simon Lacroix, réalisateur et monteur
Michel Martin, cinéaste
Vincent Brunet-Dupont
Annie-Claude Letarte, comédienne
Laetitia Groux, scénariste
Jackie Gallant, compositeur et vidèaste
Kalina Bertin, cinéaste et directrice de la photographie
Évangéline De Pas, réalisatrice
Jorge Camarotti, réalisateur
Julien Lemire, comédien et danseur
Mathieu Li-Goyette, rédacteur en chef, Panorama Cinéma
Manon Tourigny, co-coordonnatrice générale, Centre d’art CLARK
Frédéric St-Jean
François Fournier, cinéaste
Robert Marcel Lepage, compositeur
Dominic Marleau, réalisateur
Louis-François Grenier, scénariste
Julie Chaffarod, artiste en arts visuels
Danny Perreault, artiste et enseignant
Jules de Niverville, vidéaste et photographe
Frédéric St-Hilaire, concepteur vidéo
Mathieu Lepage, comédien et scénariste
Francis Desharnais, cinéaste et bédéiste
Émilie Rosas
Marie Larocque
Frédéric Moffet, vidéaste
Mathieu Marleau
Fernand-Philippe Morin-Vargas, cinéaste
Julie René, chargée de projets, PRIM
François Méthé, réalisateur
Jean Théberge, enseignant
Patrick Lapierre, cinéaste d’animation
Véronique Chaput, monteuse
Nicolas Handfield
Sergeo Kirby
Anne Gabrielle L. Harpin, monteuse
David Clerson, auteur
Karina Garcia Casanova, réalisatrice
Sébastien Trahan, réalisateur
Marc Labrèche, acteur et animateur
Nelson Henricks, artiste
Milva Ménard, comédienne
Simon Martin, compositeur
Joëlle Desjardins Paquette, scénariste et réalisatrice
Colin L. Racicot
Evelyne Saint-Pierre, avocate – agent négociateur
Audrey Pageau-Marcotte
Jessica Gal, travailleuse culturelle et musicienne professionnelle
Carol Clément, chef habilleur membre AQTIS
Philippe Gariépy, monteur
Catherine Proulx, réalisatrice
Diana Le Nézet, designer graphique
Alexandra Sawicki, costumière et artiste visuelle
Julie de Lafrenière, comédienne
Dominic Drolet, cinéaste et producteur
Donat Chabot, directeur photo
Micheline Lanctôt, cinéaste
Tamara Scherbak, cinéaste
Amandine Gauthier, gestionnaire culturelle
Olivier Calvert, concepteur sonore
Marianne Ploska, assistante caméra
Patrick Bossé, scénariste et réalisateur
Pixie Cram, cinéaste et animatrice
Margarita Meza, artiste en animation
Katy Lemay illustratrice
Sylvio Arriola, acteur et réalisateur
Amélie Desjardins
Terence Chotard, monteur réalisateur
Mylène Blanchet, consultante pour artistes et organismes culturels
Julie Bourgon
Vincent Toi, cinéaste
Édith Paquet, comédienne
Benjamin Déziel
Alexandre David, compositeur
Mireille Lacasse, monteuse
Sarianne Cormier, réalisatrice et comédienne
Paméla Bisson, vidéaste
Vanessa Loubineau
Katarina Soukup
Elkahna Talbi, artiste de spoken word et comédienne
Erin Weisgerber, cinéaste
Guillaume Campeau-Dupras, professeur de cinéma
Henry Bernadet, cinéaste
Charles-André Coderre
Marianne Chevalier, artiste visuelle et illustratrice
Vincent Gagnon, auteur et illustrateur
Becca Blackwood, productrice et réalisatrice
Geneviève Godin, artiste
Stefan Ivanov, cinéaste
Fanie Pelletier
Benoit Gonneville Damme
Matthew Rankin, cinéaste
Mathieu Grondin, programmateur des courts métrages, RVCQ
Tania Gagné, scénariste
Julia Marois, photographe
Johanne Garneau, comédienne et directrice de plateau de doublage
Bruno Boulianne, cinéaste
Guillaume Lafleur, critique de cinéma et chercheur
Marc Montplaisir, photographe
Aurélien Chartendrault
Dana Florescu
Steven Douglas
Alexander Zephyr
Guylaine Jacob, comédienne et traductrice
Élodie François, critique
Julia Frainier, travailleuse culturelle
Jérôme Dumais, artiste d’installations interactives
Chrissy Durcak
Leila Thibeault Louchem, actrice
Roger Bourdeau, coordonnateur DOC Québec
Sonia Blouin
Philippe Amiguet, directeur de la photographie
Chloé St-Laurent Lapointe, assistante-monteur
Éric Falardeau, cinéaste
Patrice Bélanger, technicien de scène et musicien
Jean-Philippe Joubert, metteur en scène
Cybèle Jolicoeur, comédienne
Jean-Christophe Lalonde, artiste
Abraham Lifshitz
Véronique Lafleur, comédienne
Geneviève Cardin, réalisatrice
Frédérick Pelletier, cinéaste
Claude Désir
Joannie Lafrenière
Sofia Stancioff
Vania Khandjian
Marc-André Charron, acteur, auteur et metteur en scène
Karine Côté
Stéphanie Beaulieu
Keyu Chen, réalisatrice
Charles Grenier, cinéaste et monteur
Alexandre Dominique
Gitane Larouche, enseignante et comédienne
Nathalie Dion, illustratrice
Camille Trudel, étudiante scénariste, INIS
John Christou, producer
Karl-Gilbert Murray, commissaire
Alain Reno
Nicolas Thiboutot, directeur de création
Alexandre de Bellefeuille
Myriam Magassouba
François Messier-Rheault, directeur de la photographie
Aude Leroux-Lévesque
Marie-Ève Juste
Michael Massicotte, cinéaste et producteur
Érik Cimon, réalisateur
Julie Breton, costumière
Mireille Jodoin, comédienne
Olivier Bruel, directeur artistique
Emily Gan, photographe et cinéaste
Emilie Gervais
André-Bernard Guévin, enseignant d’économie
Rébecca Lavoie, doctorante-chercheure
Vladimir De Thézier, idéateur et scénariste
Gabriel Dharmoo, compositeur
Gabriel Bissonnette, réalisateur-monteur
Yan Breuleux, artiste numérique
Chantal duPont, artiste multidisciplinaire
Francis Fortin
Harold Lopez Garroz, cinéaste
Catherine Guyot-Sionnest, directrice de production
Sandra Coppola
Vincent Rouleau, monteur, réalisateur et scénariste
Guylaine Langlois, directrice générale
Jean-Amboise Vesac, art numerique
Louise Gagné, présidente du conseil d’administration, Vues d’Afrique
Jean-Pierre Paquet, Directeur artistique
Tania Lacoste Major, maquilleuse et coiffeuse
Simon Allard
Pauline Voisard cinéaste et productrice
Catherine White
Daniel Jolliffe, artist
Lise Christin
Benoit Desjardins, cinéaste
Georges Audet, artiste en arts visuels
David Bouthillier
Alexandre Franchi
Marie-Christine Toupin, productrice
Virginie Dubois, productrice
Guilaume Simoneau
Pavitra Wickramasinghe, artiste
Alexandra Sicotte-Levesque
Lucie Pageau, réalisatrice et productrice
Frédéric Julien
Hugues Lictevout, réalisateur
Marie-France Laval, réalisatrice
Meaghan Johnstone, réalisatrice
Ned Bouhalassa, compositeur à l’image
Bob Mc Kenna, cinéaste et artiste multi-disciplinaire
Victoria Catherine Chan, réalisatrice
Philippe Chabot, producteur
Geneviève Albert, cinéaste
Simon Galiero, réalisateur
Olivier Labonté LeMoyne, réalisateur
Mélanie Carrier, réalisatrice et productrice
Olivier Higgins, réalisateur et producteur
Nelly-Eve Rajotte, vidéaste
Marie-Pier Favreau, coordonnatrice de postproduction
Félix Rose, cinéaste et producteur
Amélie Lambert Bouchard, coordonnatrice de production
Marie-Charlotte Aubin, directrice de production & photographe
Sonia Haberstich, artiste en art visuel
Jacquelyn Mills, Independent Documentary Filmmaker
Elza Kephart
Bruno Carrière, réalisateur et directeur photo
Jean Beaudry, cinéaste
Michel Ouellette
Jeannine Gagné, productrice et réalisatrice
Robert Favreau, réalisateur
Estelle Champoux, productrice
Anne Paré, Directrice générale, F3M
Clothilde Vatrinet, Directrice des événements, F3M
Jonathan Davidovics, Directeur de la distribution, F3M
Clément Lafite
Virginie Laganière, artiste
Marie-Josée Ferron, recherchiste visuelle et réalisatrice documentaire
Adam Pajot Gendron, producteur
Steve Patry
Benoit LaPlante
Richard Roy, réalisateur
Christian Barré
Karina Pawlikowski, artiste
Kevin Calero
Helene Girard, réalisatrice
Marilène Bélanger, avocate
Juan Carlos Gallardo
Thomas Szacka-Marier, cinéaste
Annie Baillargeon, artiste en art visuel
Geneva Guérin
David Marquis, réalisateur et producteur
Amélie Hardy, étudiante en cinéma
Mathieu Quintal, réalisateur
Rei Hayama, Japanese filmmaker
Mélissa Pietracupa, productrice déléguée
Gabrielle Dupont
Nathalie Guay, directrice de production
Nicolas Cousineau, violoncelliste
Jessica Côté, vidéaste
Alain Chartrand, réalisateur
Anna Sikorski, réalisatrice
Marie-Claire Pinet, monteuse
Marie-Eve Mercier, directrice École de Cinéma et de Télévision de Québec
Sophie Dubé
Chloé Desjardins
Francis Dumais
Patricia Beaulieu, réalisatrice
Élène Tremblay, professeure
Benoit Sévigny, chef éclairagiste
Martin Duckworth, cineaste
Renaud Plante, réalisateur et scénariste
Francis Binet, cinéaste
Ron Resendes, cinéaste
Sarah Moghadaszadeh
Cynthia Dubois
Samer Beyhum, cinéaste
David Eng, filmmaker
David Dufresne-Denis
Manon Cousin
Benjamin J. Allard, artiste et étudiant
Sebastien Godron, scénariste et réalisateur
Michelle Quinn, directrice de production
Ugo Brochu, chef éclairagiste
Marc-Antoine Lemire, cinéaste
Karine Savard, artiste
Jean-Philippe Michaud
Vicky Morin Ouellette directrice artistique
Matthew Wolkow, réalisateur et directeur photo
Kim St-Pierre, Réalisatrice
Marie-Claude Desrochers, chargée de relations d’affaires
Guillaume Lambert, comédien et scénariste
Inès Steinmetzer, directrice de production
Émilie Gauthier, réalisatrice
Ariel Desbiens
Marie-France Leroux
Hélène Lord
Marie-Anne Moreau
Mathieu Grenier, artiste visuel
Nathalie Trépanier, réalisatrice
Danielle Lapointe, scénariste, cinéaste et productrice
Ivy Oldford, cinéaste et traductrice
Isabelle Naton, gestion et production culturelles
Hubert Auger
Bertrand Carrière,  artiste
Maude Coudé
Anne-Michèle Fortin
Vincent Seguin
Robin Aubert, acteur et réalisateur
Martin Desgagné
Mariana Frandsen, coordonnatrice
Jennifer Fisher, coordinatrice artistique
Alex Trahan, acteur
Annir Descôteaux
Francine Poirier, monteuse son
Guillermina Kerwin, actrice
Laurent Bellemare
Marie-Hélène Doré, artiste
Laurent Lévesque, artiste
François Quévillon, artiste
Geneviève Massé, artiste visuel
Bogdan Stefan, cinéaste
Louis Veillette, artiste multimédia
Diana Goudrouffe
Louis Veillette, artiste multimédia
Martin Henri, producteur
Geneviève Rioux, actrice et réalisatrice
Nicolas Proulx, réalisateur
Martine Viale, artiste
Félix-Antoine Morin, compositeur
Denis Sénéchal
Leslie Barry, historienne de l’art
Monique Labelle
Katia Gosselin, arts visuels
Catherine Legault
André Desrochers, cinéaste
Caroline St-Laurent
Rodolphe-Yves Lapointe, artiste
Martin Rodolphe Villeneuve, producteur & cinéaste
Paul Barbeau, producteur
Viviane Archambault-Lavigne, artiste
Virginie Lavallée Bélanger, productrice
Sarah Naomi Zakaib, artiste visuel
François Jacob, cinéaste
Sandrine Brodeur-Desrosiers, réalisatrice
Jocelyne Alloucherie
Stéphane Tremblay
Serge Côté
Serge Noël, producteur
Réal Chabot, producteur
Sylvain Corbeil, producteur
Marie-Pascale Leblond
German Gutierrez, cinéaste
Mercedes Font, artiste en arts visuels
Sarianne Cormier, actrice
Natacha Dufaux, monteuse
Philippe Lesage, cinéaste
Annie Leclair, monteuse
Anne Emond, réalisatrice
Lise Ethier, documentariste
Sylvain Campeau, poète, critique d’art, commissaire indépendant d’exposition
Stéphane Tanguay, arts numériques
Alexandre Chartrand, peintre et cinéaste
Charlotte Beaudoin-Poisson, productrice
Véronique Barbe, monteuse
Julia Langlois, réalisatrice et scénariste
Fouad Sassi, éducateur
Wendy Champagne, réalisatrice
Denis Vaillancourt, chargé de projet
Viva Paci, professeur
Alexis Lemieux, étudiant
Alain Thibault, directeur artistique ELEKTRA
Michèle Garceau
Barry Lazar, producteur
Marie-Andrée Mauger, réalisatrice
Marc Bertrand, producteur
Ernest Godin, producteur et réalisateur
Yves-Martin Allard, photographe
Pierre Samuel Rioux, réalisateur
Pedro Ruiz, cinéaste et photographe
Anne Kmetyko, cineaste
Rym Bellouti, psychologue
Bruno Baillargeon, cinéaste
Olivier Asselin, cinéaste

*NOTE : Pour ajouter ou retirer votre nom écrivez à : sauvonslecalq@gmail.com

 

Doritos : la nouvelle saveur de Téléfilm Canada

La semaine dernière, dans le cadre de sa campagne «Découvrez le talent canadien autrement», Téléfilm Canada décidait d’encourager les canadiens à participer à un concours organisé par Doritos qui consiste à réaliser une publicité de 30 secondes pour cette compagnie américaine. Le gagnant, en plus de se voir plus riche d’un million de dollars travaillera sur le tournage du film The Avengers : Age of Ultron!, sans toutefois savoir à quel poste, pendant combien de jour de tournage, etc. Si plusieurs verront dans ce “stunt publicitaire” de Doritos une belle opportunité à saisir, plusieurs n’arrivent pas à comprendre pourquoi l’organisme gouvernemental s’associe à ce concours.

Sur sa page facebook, Téléfilm Canada affirme : «nous adorerions voir l’un de nos talents gagner et briller à l’échelle internationale». Mais est-ce vraiment la manière dont nous aimerions voir reconnaître le talent d’ici? En affirmant qu’il s’agit d’une «belle opportunité de visibilité pour les cinéastes émergents et pour l’industrie canadienne dans son ensemble», Téléfilm Canada témoigne d’une incompréhension de ce qu’est ou devrait être le cinéma et le métier (ou vocation) de cinéaste.

Dans sa «nouvelle visée stratégique» appelée «Valoriser la réussite culturelle», Téléfilm Canada semble avoir oublié la définition de ce qu’est la culture. L’art sert à faire réfléchir, faire ressentir des émotions, transmettre une vision du monde, etc. De son côté, la publicité peut certes avoir des qualités artistiques, mais son objectif restera toujours de favoriser la vente d’un produit de consommation, américain dans ce cas-ci. Certes, plusieurs cinéastes réalisent des publicités. Cependant, si certains le font volontairement pour différentes raisons, il faudrait être de mauvaise foi pour nier que d’autres sont plutôt contraints à tourner des publicités pour gagner leur vie en attendant de pouvoir tourner leur prochain film, série télévisée ou autres projets artistiques. À cet effet, il apparaît important de rappeler à Téléfilm Canada que le court-métrage, mode d’expression artistique qui n’est pas subventionné par l’organisme, est probablement une meilleure «école» pour les cinéastes émergents.

Comment cet organisme peut-il croire que ce concours pourrait être une vitrine pour le talent canadien? Le concours existe depuis quelques années. Or, il serait intéressant de mettre au défi quiconque de nommer les gagnants des éditions antérieures. De plus, en relayant ce concours, Téléfilm Canada fait (in)directement de la publicité pour cette compagnie privée américaine. Est-ce le rôle d’un organisme gouvernemental ?  Heureusement, aucun fond public ne semble investi dans cette campagne. Mais cette décision de promouvoir ce concours suggère une vision de la culture qui paraît pour le moins inquiétante.

Hubert Sabino, militant au sein de la Coalition Culture

Mémoire présenté au Groupe de travail sur les enjeux du cinéma québécois

L’éducation : une priorité. 

Mémoire de la Coalition Culture

 Image 50

 Mémoire présenté au

Groupe de travail sur les enjeux du cinéma québécois.

MINISTÈRE DE LA CULTURE DU QUÉBEC

SODEC

 

 

Coalition Culture, septembre 2013

« Ce que nous constations, c’est que les règles sur lesquelles s’échafaude notre industrie depuis 30 ans, ont atteint leur potentiel de développement et, à cet égard, le box-office ne peut plus être la seule unité de mesure pour évaluer le rendement d’un film.»

– Pierre Lampron

Président fondateur de la SODEC

Citation tirée du film La vie privée du cinéma

Présentation de la Coalition

La Coalition Culture (CC) est née dans la foulée de la crise sociale qui a marqué le printemps 2012 au Québec et qui a coïncidé avec les coupures fédérales dans le milieu de la culture. À l’occasion d’une réunion extraordinaire qui s’est tenue le 18 avril 2012 où étaient présents plusieurs membres de différents organismes, associations, syndicats, artisans, techniciens, créateurs, enseignants, étudiants et intervenants liés au milieu du cinéma et des médias ont convenu de former une coalition pour défendre la culture du Québec.

 

La diffusion du cinéma québécois

Pour la Coalition Culture (CC), toutes les questions qui portent sur l’éducation et sur la diffusion des films québécois demeurent prioritaires pour la survie de la culture cinématographique québécoise.  Aussi, dans le cadre de ce mémoire, nous allons principalement nous concentrer, sur les enjeux liés à l’éducation pour présenter notre position, en répondant aux questions 1 à 5 qui traitent de la responsabilité des institutions publiques, des producteurs, des distributeurs, des diffuseurs et des festivals dans l’accessibilité et la visibilité aux films québécois.

Encourager la connaissance du cinéma québécois.

Pour qu’une cinématographie existe, il faut qu’elle soit vue et appréciée par son public. C’est en ce sens qu’on dit que le cinéma n’est pas uniquement un moyen de divertissement, mais un outil de développement social pour les populations qui occupent un territoire où la langue est aussi un critère de survie.

Si nous voulons développer la cinéphilie québécoise, il faut favoriser son épanouissement. Ce mouvement doit s’amorcer avant tout dans les écoles afin que les jeunes aient l’occasion de voir des films auxquels ils pourront s’identifier;  des documentaires, des courts métrages, des fictions et des films d’animation québécois, des films écrits, réalisés, éclairés et interprétés par les artisans d’ici.  Autrement, ils, elles et nous sommes condamnés à ne plus pouvoir nous imaginer sur les écrans, grands ou petits, et à devenir spectateurs des rêves des autres.

La situation dans le Canada anglais illustre dramatiquement bien cet état de fait puisque les films américains occupent les grands écrans à 98%, ce qui ne laisse aux spectateurs qu’à peine 2% pour voir et découvrir l’ensemble des cinématographies mondiales, incluant les films canadiens et québécois.  Plusieurs facteurs culturels et linguistiques expliquent cet incroyable recul au box-office des films canadiens qui peinent depuis toujours à trouver leur place aux côtés des films américains.  Mais ce recul est surtout attribuable au quasi « monopole » des distributeurs de films américains sur le marché canadien et québécois (domestic market), car le Québec fait partie du Canada.  Or, en l’absence d’un intégrateur québécois, il faut s’attendre à ce que cette situation s’aggrave aux cours des prochaines années.

Miser sur l’éducation.

C’est l’éducation qui selon nous s’impose comme la solution urgente pour contrer l’américanisation de notre culture et développer la connaissance de notre propre cinématographie nationale auprès des jeunes publics.  D’autant plus que les jeunes de 15 à 24 ans figurent parmi le public le plus actif au niveau de la « consommation » des films en général.

 

Nous croyons qu’un partenariat naturel et nécessaire doit s’établir entre le Ministère de l’Éducation

et le Ministère de la Culture pour amener le cinéma québécois dans les écoles.

Objectifs :

a)   favoriser la diffusion d’un corpus de films québécois (privilégiant les sorties au cinéma selon les possibilités);

b)  développer un cours de culture générale à l’intérieur desquels les films québécois auraient une juste place;

c)   organiser des rencontres avec des artisans du milieu du cinéma québécois;

 

1)   Au secondaire.

Favoriser l’accès et la diffusion. Il est impératif que tous les élèves inscrits au niveau secondaire puissent avoir accès à un corpus de films québécois, récents et anciens, soit gratuitement en ligne ou dans un cinéma près de chez eux, et qu’une partie de ce corpus de films soit intégré dans les programmes d’enseignement (dans les cours de français, art, histoire ou géographie).  Il faut en tout temps favoriser l’accès à un corpus de films québécois.

Comme c’est le cas avec le théâtre où les sorties théâtrales sont en partie une façon pour les jeunes de découvrir cet art fondateur, le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport doit développer et mettre en place un programme scolaire (ou parascolaire) destiné aux jeunes étudiant(e)s de niveau secondaire afin de les mettre en contacts avec les films et avec les artisans qui les font.

Pour ce faire, il est essentiel qu’un organisme assure la liaison entre les établissements d’enseignement et le milieu du cinéma afin d’assurer un encadrement dans la préparation des contenus et dans l’organisation de rencontres (tête à tête) à l’intérieur des écoles afin que le visage du cinéma québécois soit présent physiquement, d’abord dans les salles de cours, puis dans les espaces communs où règne la vie étudiante (agoras et auditoriums) et sur les réseaux sociaux où se retrouvent tout particulièrement les jeunes (Facebook, Vimeo, YouTube, Tumblr, etc…).

Cela pourrait être le rôle et la mission de la Cinémathèque québécoise qui, selon nous, devrait être plus présente dans le milieu de l’éducation (rappelons que dès sa fondation en avril 1963 elle porta le nom de Connaissance du cinéma). La Cinémathèque pourrait jouer ce rôle à Montréal en tout cas, surtout avec la venue de l’UQAM comme nouveau voisin, puisque l’UQAM vient de reprendre les espaces autrefois occupés par l’ONF (une bataille que nous avons d’ailleurs menées avec le MSSO pour préserver et sauvegarder la vocation du Cinéma ONF). Comme on le sait, l’ONF assurait une série d’ateliers très en demande et qui permettaient aux jeunes étudiants de se familiariser avec le cinéma.

Situation actuelle. L’Association des cinémas parallèles du Québec (ACPQ) offre un programme d’éducation cinématographique (l’ŒIL CINÉMA) destiné aux élèves de niveau secondaire.  Ce programme date de plusieurs années, mais il a été élaboré avec le milieu de l’enseignement. Peut-être faut-il revoir la portée et les objectifs d’un tel programme? Peut-être qu’un partenariat avec un organisme comme Québec Cinéma serait souhaitable pour mener à bien certains aspects des services offerts par l’ACPQ. Mais il faut absolument encourager, appuyer et bonifier de telles initiatives.

          

Solutions possibles. Mobiliser les organismes qui favorisent la programmation, la diffusion et la promotion des films et courts métrages québécois pour créer une sorte de synergie et de cohésion entre les organismes de promotion du cinéma. Encourager, par ailleurs, l’organisation d’événements et de rencontres avec les artisans du cinéma au sein des écoles.  Un organisme tel que Québec Cinéma devrait être appelé à jouer un rôle beaucoup plus important, non seulement auprès des établissements d’enseignement, mais aussi dans l’ensemble de la mise en place de ce projet éducatif.

2)  Au collégial.

Les collèges et les cégeps représentent des pôles de diffusion culturelle extrêmement importants puisqu’ils sont présents partout sur le territoire et dans les régions du Québec. Non seulement sont-ils présents, mais ces établissements possèdent une variété d’infrastructures et d’outils qui permettent la diffusion de la culture, cinématographique.  Ce  sont surtout des lieux de concentration où se retrouve la jeunesse québécoise dont l`âge correspond à celui des jeunes publics que l’on retrouve dans les cinémas multiplexes et autres Méga-Plex.

Situation actuelle. Pour les étudiants qui fréquentent les collèges et les cégeps, il existe malheureusement trop peu de possibilités d’être en contact avec leur cinématographie nationale. Bien qu’il existe un cours de cinéma québécois au niveau collégial, il n’est offert que dans certains collèges et demeure réservé aux étudiants inscrits au programme Arts et lettres seulement.

Pour ceux qui s’inscrivent dans le programme Arts et lettres, il existe en ce moment un cours où le cinéma québécois occupe une place plus ou moins grande selon les établissements et les régions. Or, comme nous l’avons appris récemment, le programme Arts et lettres sera remplacé par le programme Culture et communication qui s’annonce comme l’occasion rêvée pour ajouter un corpus de films québécois, en prévoyant bien sûr les budgets pour libérer les droits de diffusion dans un cadre éducatif, car les droits éducatifs  sont aussi un enjeu à étudier.

Solutions possibles.  Instaurer un cours complémentaire sur les médias qui serait ouvert à tous les étudiant(e)s et à l’intérieur duquel une place importante serait accordée au cinéma québécois. Ce  cours aurait pour but de développer la pensée critique autour de l’utilisation des médias dans la sphère publique et privée, en analysant le monde de la culture et des communications à partir d’un corpus de films et de contenus québécois.

Organiser. Ce cours devrait aussi servir à organiser des rencontres avec les artisans du cinéma québécois, dans le cadre de la classe et à l’extérieur si possible.  C’est en fréquentant ceux qui travaillent dans le milieu et dans l’industrie du cinéma que les jeunes pourront mieux saisir la réalité qui existe derrière l’image. Le recours aux nouvelles technologies est aussi devenu une façon incontournable de mettre en contact les œuvres et les savoirs. Il existe une variété d’outils pédagogiques accessibles et déjà en ligne qui peuvent aider tous les enseignants (même en région éloignée), il faudrait cependant s’assurer de promouvoir l’existence de ces outils.

Aussi, les ministères de l’Éducation et de la Culture doivent contribuer et travailler en partenariat avec une institution ou un organisme qui demeure actif dans l’industrie du cinéma afin de profiter de l’accès privilégié au milieu de la création, et pour que les contenus déjà disponibles soient accessibles sur un portail numérique qui puisse offrir aux enseignants une sorte de lieu de convergence des savoirs en matière de contenus et de solutions pédagogiques liés au cinéma québécois.

Présence. Il faudrait aussi bonifier le corpus de films québécois au sein du RÉSEAU PLUS de l’Association des cinémas parallèles du Québec (ACPQ), puisque ce réseau est déjà présent en région et présentent des films dans les auditoriums de certains  collèges.  De même, il y a la Tournée du cinéma québécois, mise en place et organisée par Québec Cinéma, qui se rend dans les régions au cœur des communautés et des écoles entre autres à la rencontre des populations étudiantes. La Tournée est un outil d’éducation et de promotion absolument incontournable pour amener le cinéma et les artisans du cinéma québécois dans les écoles. Cette initiative menée par Québec Cinéma doit être soutenue, non seulement au niveau de sa réalisation, mais au niveau de son travail d’éducation.

Promouvoir. À cet effet, les distributeurs et les propriétaires de salles ont tout intérêt à contribuer, d’une manière ou d’une autre, à la promotion, la diffusion et la circulation des œuvres québécoises dans les écoles, de même qu’à participer à l’émergence des festivals qui existent un peu partout sur le territoire québécois. Enfin, les propriétaires de salles doivent chercher, en partenariat avec les écoles, des solutions innovatrices pour ouvrir leurs salles de cinéma, en particulier le jour, pour favoriser l’accès aux films et à l’imaginaire québécois. N’oublions pas que la majorité des salles de cinéma au Québec appartiennent à des Québécois. Dans la mesure du possible, il reste à développer des solutions pour reprendre possession de nos écrans.

3) Sur tous les écrans.

Diffusion.  Bienvenue au cœur du « village global ». Il est maintenant évident que l’industrie du cinéma au Québec, particulièrement le milieu de la distribution, doit vivre et s’ajuster en fonction d’un nouveau paradigme de « navigation 2.0 » et de « diffusion 360 » qui a totalement transformé la façon dont nous pouvons accéder et découvrir directement en ligne une variété d’émissions et de contenus en provenance du monde entier.

Attendu que la salle de cinéma est principalement devenue une vitrine de lancement et de promotion pour annoncer la sortie d’un film, il serait donc normal (comme le souligne M. Lampron) de ne pas trop mesurer notre « performance » en fonction du box-office (à moins de modifier les critères d’évaluation du box-office et de les étendre à l’ensemble des fenêtres de diffusion).  Il faut que les distributeurs s’ajustent à la révolution numérique et revoient leurs stratégies de diffusion. Car chacun sait que la véritable consommation des « contenus culturels » se déroule maintenant dans l’espace privé des écrans personnels, qu’ils soient domestiques ou transportables. D’où l’importance de l’éducation pour que l’esprit critique puisse guider les « habitudes de consommation »  des élèves toujours friands de leurs écrans portatifs.

Or, pour le malheur des uns et le bonheur des autres, la majeure partie des contenus sont accessibles tout à fait gratuitement… et illégalement d’ailleurs.  Comme dans l’ensemble de l’industrie culturelle (musique, télé, cinéma…) des solutions demeurent à trouver, mais pour l’instant il existe déjà des plateformes où les internautes peuvent retrouver du contenu québécois (tou.tv, onf.ca, telequebec.tv, etc.). Ne devrions-nous pas « régir » le ratio de contenus québécois qu’on y retrouve (quotas)? Dans ce vaste océan de contenus qu’est le réseau internet, il n’existe encore aucune politique culturelle québécoise qui puisse guider et favoriser la mise en ligne des films québécois (une sorte de dépôt légal numérique, un intégrateur national). Pourtant, la grande majorité des œuvres et produits culturels sont financés par l’État.

Loi sur le cinéma. Une véritable politique culturelle reste à développer certes, mais comment aborder la question de la diffusion, sans soulever le rôle de la Régie du cinéma? Malgré son récent virage internet, la Régie du cinéma demeure essentiellement un organisme de classement qui octroi des permis de distribution aux distributeurs de films. Quiconque s’intéresse de près au rôle de la Régie sait pertinemment que la question des permis aux entreprises (qu’elles soient québécoises ou pas) demeure fort discutable et que sa mission doit être repensée à ce niveau-là, surtout à la lumière des nouvelles pratiques de diffusions.  À quand un véritable CRTC québécois?

Faut-il rappeler que la création de la Régie en 1983 avait pour objectif de remplacer le Bureau de surveillance du cinéma et d’assurer le plein contrôle sur la diffusion de films sur tout le territoire québécois. Qu’en est-il aujourd’hui avec l’implantation de l’intégrateur américain qui a pris le contrôle des films projetés en salles au Québec? Que dire du contrôle sur les films diffusés sur les autres plateformes?  Et des revenus que la Régie pourrait générer pour soutenir la production de films québécois? Près de 75 millions de dollars, c’est le montant (chiffres à l’appui) qu’il serait possible d’imaginer, sans parler de cette fameuse taxe qui pourrait être imposée aux fournisseurs de contenus.  La Régie du cinéma doit faire partie de la solution, et non du problème.

Lois du libre marché. Le paysage de l’industrie du cinéma a bien évolué au cours des trente dernières années, c’est pourquoi il faudrait aujourd’hui tenir compte de l’évolution des moyens technologiques si nous voulons toujours  « régir » adéquatement l’espace de diffusion qui nous appartient, autrement nous demeurons soumis aux lois du libre marché dont les objectifs ne cadrent pas toujours avec les politiques prévues par la Loi sur le cinéma.

 

À la lumière des nouvelles pratiques de diffusions des œuvres cinématographiques, nous sommes

convaincus que le rôle de la Régie du cinéma doit être mis à l’étude, non seulement dans les termes même

de la loi qu’elle est censée appliquer, mais dans son mandat de contrôle et de surveillance qu’il serait

peut-être temps de revoir.

 

4) L’exception culturelle.

Enfin, nous ne pouvons conclure ce mémoire sans mentionner l’importance pour le Québec de souscrire au concept d’exception culturelle afin que les œuvres financées par les fonds publics puissent entrer dans le domaine public tout naturellement après une certaine période d’exploitation pour accorder des droits exceptionnels sur le territoire québécois pour la diffusion éducative et institutionnelle. Nous sommes profondément convaincus que cette avenue doit être explorée rapidement pour permettre aux films d’entrer plus facilement dans les écoles.

En guise de conclusion

Cette grande réflexion a soulevé bien des questions auxquelles nous pourrions répondre et bien d’autres que nous aimerions poser. À la lecture des mémoires déjà déposés et qui ont été rendus publics, il nous incombe en terminant de relever quelques enjeux et excellentes suggestions abordés par plusieurs organismes, associations ou syndicats. Nos préoccupations rejoignent souvent celles des autres.

Nous tenons tout d’abord à souligner toute la pertinence de l’étude sur l’état de la distribution au Québec réalisée par le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ).  Il faudra en tenir compte.

Nous appuyons les cinq recommandations principales du collectif À tout prendre :

1. Réaffirmer la prépondérance des critères de qualité cinématographique sur toute autre considération, lors de l’évaluation des projets soumis en production;

2. Limiter l’augmentation des budgets de production afin de favoriser la diversité de notre cinématographie;

3. Produire chaque année un nombre signifiant de films dans chacun des programmes dédiés à la production (privé, indépendant, documentaire et jeunes créateurs);

4. Fixer un montant maximal (à déterminer) aux cachets au pourcentage versés aux scénaristes, réalisateurs et producteurs, ainsi qu’aux cachets des vedettes forfaitaires;

5. Soutenir davantage les créateurs – scénaristes et réalisateurs – plutôt que les maisons de production et, notamment,  réviser à la baisse le pourcentage des sommes investies en développement réservé au producteur et son entreprise

(actuellement 40% des devis de développement).

Les propositions et questions soulevées par les Réalisatrices Équitables (RÉ) :

–      « Comment se fait la DISTRIBUTION DES FONDS PUBLICS dans le secteur cinématographique au Québec? » (p. 2)

–      « La situation particulièrement catastrophique pour les créateurs de cinéma indépendant, de documentaires et les réalisatrices. » (p. 3)

–      « Encore plus que de fonds supplémentaires, la SODEC a besoin de nouvelles règles de distribution des fonds.    Des règles qui stimuleraient un vaste bassin de créateurs et créatrices de genres et de styles différents. Imagination et créativité est ce dont le cinéma a le plus besoin. » (p. 3)

–      « Il est temps de remettre les œuvres et les créateurs au centre de l’équation. » (p. 3)

–      Augmenter « les fonds du programme d’aide aux longs métrages indépendants à petit budget (fiction et documentaire).  Les fonds pourraient être pris en diminuant juste un peu le pourcentage de frais d’administration des productions coûtant 4 millions et plus.» (p. 5)

–      « Faire des visionnements gratuits de nouveaux films québécois dans les écoles secondaires (accompagnés par le réalisateur ou la réalisatrice) pourraient permettre aux jeunes de découvrir les talents d’ici et leur donner envie d’aller voir d’autres films de ces cinéastes. » (p. 7)

–        « À la lumière des données de la SODEC, il est clair que les films à budgets modestes sont plus rentables autant financièrement que culturellement, et rayonnent davantage sur le plan international. » (p. 7)

–      « Les films américains devraient être distribués par des compagnies québécoises. Sinon, il faut au moins qu’une part des profits que les américains font sur notre territoire avec l’argent de notre peuple soit perçue et redistribuée dans un fond pour financer les films québécois. » (p. 9)

L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS)

–       « Nous croyons qu’il serait important que les fournisseurs de bandes passantes contribuent au financement du contenu. » (p. 2)

–        « Ne devrions-nous pas réfléchir à permettre aux films québécois d’être diffusés sur toutes les plateformes en même temps afin de profiter au maximum des campagnes de promotion dont les budgets sont beaucoup plus limités que ceux de nos compétiteurs? Cela découragerait également le piratage. » (p. 3)

–        « Tous les Québécois doivent avoir accès à leurs films, après tout ils ont  payé pour en très grande partie. » (p.3)

–        « Nous savons que de nouvelles habitudes de consommation se sont installées. Il est primordial de les comptabiliser et d’instaurer une forme de redevances adéquates à l’utilisation des bandes passantes et des entreprises comme Netflix. » (p. 5)

L’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ)

–        « Au Québec, la concentration de la propriété des entreprises de distribution, la mainmise des intégrateurs sur les exploitants de salles et la situation précaire des petits distributeurs viennent rétrécir les fenêtres de distribution et de diffusion de nos œuvres cinématographiques. » (p. 2)

–        « Miser uniquement sur des entreprises et tenter de prévoir la demande du marché est une erreur, il n’y a pas de recette pour le succès et généralement il est le fruit d’une démarche singulière de création.  (…) les œuvres culturelles plutôt que les entreprises culturelles doivent être au cœur des objectifs de la SODEC. » (p. 2)

–        « Quels que soient les efforts des réalisateurs et réalisatrices pour produire les meilleurs films, s’ils n’ont pas l’opportunité de créer et cultiver leur public, il est illusoire de penser que le cinéma québécois ait un quelconque avenir sur son territoire. » (p. 5)

–        « Les réalisateurs doivent occuper une place prépondérante et être des interlocuteurs reconnus des institutions de financement puisqu’ils sont au centre du succès des œuvres cinématographiques, au même titre que les producteurs, et ce, à tous les niveaux (au CA, sur les comités de réflexion et de sélection de la SODEC). »  (p. 5)

–        « Maintenir et augmenter l’accessibilité au dépôt de scénarios par des individus (scénaristes et réalisateurs) pour assurer une plus grande diversité des films. » (p. 6)

–        « Conserver un financement adéquat pour la production artisanale qui nous donne, bon an mal an, des films remarquables et remarqués, réalisés très souvent grâce aux investissements personnels des créateurs et artisans. » (p. 6)

–        « Créer un fonds spécial pour la production et la promotion du cinéma québécois à partir d’une taxe spécifique ou des taxes existantes sur les entrées, les DVD et la vidéo sur demande (télévision et internet). » (p. 6)

–        « Adopter des mesures de contingentement à l’écran (quotas) en faveur des films québécois. » (p. 7)

–        « Exercer un contrôle des entreprises de distribution et des liens qu’elles établissent avec les grandes chaînes de cinéma » (p. 7)

–        « Soutenir les distributeurs de propriété québécoise pour assurer leur pérennité et une saine concurrence dans le milieu de la distribution. Une situation de quasi-monopole est contreproductive pour le cinéma québécois. » (p. 7)

–        « Adopter des mesures pour éviter que des entreprises de distribution actives au Québec contournent les objectifs des ententes St-Pierre–Glickman. » (p. 7)

–        « Négocier un frais de copie virtuelle (FCV) moins élevé pour les films québécois. » (p. 7)

–        « Appuyer la création d’une plateforme publique de diffusion numérique des films québécois et s’assurer que les ayants droit profitent de redevances. » (p. 7)

–        « Assurer une implication accrue des diffuseurs et câblodistributeurs à la diffusion des films québécois. » (p. 7)

DOC QUÉBEC

–        « Nous rappelons que davantage de longs métrages documentaires québécois ont pris l’affiche en 2012 : 41 pour 27 films de fiction. Dérapages a fait plus d’entrées que L’affaire Dumont, Laurence Anyways ou Inch’Allah. Alphée des étoiles plus que Le torrent, Roméo Onze ou Mars et Avril. »

–        « Encourager les salles de cinéma du Québec à diffuser régulièrement des documentaires en instaurant la « Journée du cinéma documentaire » en offrant aux propriétaires de salles un incitatif financier de type crédits d’impôt. »

–        « Encourager et favoriser la diffusion des œuvres documentaires sur le plus grand nombre possible d’écrans, qu’importe la plateforme de diffusion, afin de rejoindre le public national et international (salle de cinéma, TV, DVD, VSD/VOD, streaming, salles alternatives, évènements, écoles, festivals, etc.). »

–        « Permettre aux producteurs qui le désirent de distribuer eux-mêmes leurs documentaires sur la base d’un plan de mise en marché solide comme peu de distributeurs se spécialisent dans ce genre (à l’exception des Films du 3 Mars, et un peu Filmoption et quelques autres). Les producteurs et les réalisateurs sont souvent les mieux placés pour faire la promotion de leurs oeuvres et pour rejoindre les publics cibles. »

–        « Permettre des budgets de promotion et de marketing plus importants à même les devis de production pour les producteurs. »

–        « Créer un portail SODEC faisant la promotion de tout le cinéma québécois afin de bâtir une image forte et diversifiée de notre cinéma. Il s’agirait d’une plateforme centralisatrice (une sorte de IMDB québécois) qui listerait tous les films québécois, annoncerait les films en salle et redirigerait les internautes vers les plateformes déjà existantes où peuvent être visionnés les films (le « Netflix » canadien de l’ONF, les différents catalogues de VSD/VOD, etc.). »

CEPENDANT, LA PRIORITÉ SELON NOUS DEMEURE L’ÉDUCATION !

 

Pour la version .pdf du mémoire : memoire Coalition Culture

Patrimoine canadien et la culture…

Vendredi dernier, le gouvernement fédéral annonçait qu’il financera le réaménagement de la Côte Gilmour à Québec. Cette décision permettra l’ouverture, pendant les 12 mois de l’année, de cette voie de circulation permettant de relier le boulevard Champlain, situé en basse-ville, et la Grande Allée, située en haute-ville. Cette montée est présentement fermée à la circulation du début novembre jusqu’à la mi-avril. Si cette annonce a déjà fait réagir certains groupes environnementaux, elle préoccupe également le milieu de la culture. Effectivement, bien que l’objectif premier de ce «projet» soit d’améliorer la fluidité de la circulation entre la basse et la haute-ville, cet investissement de 8,2 millions proviendra du portefeuille de Patrimoine canadien. Est-ce vraiment le rôle de Patrimoine canadien de financer la construction de cette infrastructure routière ?

Pour essayer de répondre à cette question, rappelons d’abord la «mission» de ce ministère telle qu’énoncée sur son site Internet : « Patrimoine canadien favorise un environnement dans lequel tous les Canadiens profitent pleinement d’expériences culturelles dynamiques, célèbrent leur histoire et leur patrimoine, et contribuent à bâtir des communautés créatives ». Dans son communiqué de presse, le gouvernement affirme certes que «ce secteur du parc [Plaines d’Abraham] sera mis en valeur auprès des visiteurs, marcheur et amateurs de vélo, qui pourront, à leur passage, s’imprégner de l’histoire du parc via des panneaux d’interprétation». Mais la création de ces sentiers agrémentés de «panneaux d’interprétation» est-elle suffisante pour justifier la participation de Patrimoine canadien dans le financement de l’ensemble de ce projet ?

Probablement pas. Mais il faut savoir que la Côte Gilmour est administrée, depuis 1947, par la Commission des champs de bataille nationaux (CCNB), une agence du gouvernement fédéral qui relève de Patrimoine canadien. Cette montée s’est vue reconnaître une valeur patrimoniale puisqu’elle aurait été empruntée par les soldats Anglais venus défaire le Régime français sur les Plaines d’Abraham en 1759. Ainsi, comme l’ensemble des symboles de la Conquête, elle est administrée par ce ministère qui relève du fédéral. C’est donc cette réalité qui semble justifier la participation de Patrimoine canadien dans le financement de l’ensemble du projet.

Ainsi, le financement de ce projet par Patrimoine canadien s’explique par la «fonction» même de ce ministère. Or, ne faudrait-il pas justement remettre en cause cette «fonction» ? Cette logique permettant que l’argent de Patrimoine canadien finance le béton de la Côte Gilmour tient-elle vraiment la route ? Dans un contexte où le milieu culturel a vu son financement fondre depuis que les Conservateurs de Stephen Harper sont au pouvoir, comment ne pas y voir un (autre) détournement de fonds dont le milieu culturel aurait pourtant grandement besoin ? Toutes ces questions (et bien d’autres) nous rappellent une fois de plus que Patrimoine canadien n’a rien d’un ministère de la culture.

Hubert Sabino, militant au sein de la Coalition Culture

Le statut de l’artiste et les cinéastes indépendants (prise 2)

Objet : LE STATUT DE L’ARTISTE ET LES CINÉASTES INDÉPENDANTS (prise 2)

CherEs amiEs et artisanEs du cinéma,

Pour ceux et celles qui s’intéressent à l’écologie de l’industrie du cinéma, particulièrement en ce qui concerne les cinéastes indépendants, sachez que les associations professionnelles vous ont à l’œil.

Avec les moyens et outils de productions de plus en plus accessibles pour les artistes (tournage, montage et post-production artisanale), il arrive que les cinéastes produisent leurs films avec des budgets microscopiques en négociant des ententes verbales ou personnelles avec d’autres artisans qui participent à la création des œuvres dans des conditions qui ne sont pas celles négociées par les associations professionnelles.

C’est dans ce contexte que plusieurs cinéastes-producteurs ont reçu des avis de négociation signés par l’une ou l’autre des associations (UDA, ARRQ, AQTIS, SARTEC, etc), dont voici un extrait : « En accord avec l’article 28 de la Loi sur le Statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes vous êtes conviée à (adresse de l’association en question) afin d’entamer les négociations d’une première entente collective ».  Cet avis est aussi envoyé en copie conforme au Ministère de la Culture à l’attention du ministre.

Que cela soit votre cas ou non, il serait souhaitable que les politiques des associations relatives à la production artisanale soient mieux connues et diffusées, mais il demeure qu’une réflexion s’impose quant au statut des cinéastes indépendants qui s’autoproduisent dans un contexte artisanal sans entente avec les associations.  Si certains cinéastes-producteurs évoquent déjà la possibilité (la nécessité?) de créer une association pour les représenter, d’autres cherchent encore à comprendre la position des associations.

Voici pour l’instant un suivi des plus récentes interventions concernant ces questions.

18 mai 2013 : FRONT COMMUN DES ASSOCIATIONS

Le 18 mai dernier, cinq associations (UDA, SARTEC, GMMQ, ARRQ, AQTIS) ont signé une lettre ouverte au Ministre Maka Kotto pour lui demander de revoir le modèle de la Loi sur le statut de l’artiste pour « l’adapter à l’évolution technologique et à la réalité des relations de travail« . Cette lettre demandait aussi au Ministre « que soit émise une directive enjoignant les agences concernées de ne financer que les producteurs en règle avec les associations (…) »

Lire la lettre intégrale ici : http://www.aqtis.qc.ca/userfiles/File/LettreOuverte_LoiStatutArtiste18mai2013.pdf

29 mai 2013 : RÉACTION DE LA COALITION

Plusieurs artistes, sympathisants et militant(e)s de la Coalition ont fait état de leur craintes vis-à-vis de la nouvelle position prise par les associations qui risquait de faire perdre des subventions aux artistes indépendants qui n’étaient pas membres de l’APFTQ ou des autres associations. Bien que la Loi sur le statut de l’artiste stipule que l’artiste a « la liberté d’adhérer à une association d’artistes, de participer à la formation d’une telle association, à ses activités et à son administration. « (article 7, L.R.Q. C. S-32.1), il semble que cette liberté a atteint ses limites pour les associations concernées.

Lire notre réaction sur le Blog de la Coalition : https://coalitionculture.wordpress.com/2013/05/29/le-statut-de-lartiste-et-les-cineastes-independants/

10 juin 2013 : RÉPONSE DE L’ARRQ

Suite à la lettre de la Coalition, l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) a publié hier une dépêche qui répond aux réalisateurs indépendants.
Voici un extrait : « un réalisateur qui s’autoproduit, dans la mesure où il a le contrôle de sa production et qu’il est considéré à ce titre comme producteur majoritaire, est tout de même tenu de respecter les ententes intervenues avec les autres associations d’artistes et artisans travaillant sur son film. Et s’il n’est pas membre de l’APFTQ, il ne doit pas être surpris de recevoir un avis de négociation (…) »
Lire la dépêche ici : http://arrq.qc.ca/index.php?vSection=accueil&vOption=Accueil|Publications|Depeches&vAction=afficher&vAnnee=2013&CodeMSG=267

20 juin 2013 : RENCONTRE 7 @ 9 AVEC L’AQTIS

Le 20 juin prochain, DOC Québec organise une session d’information sur les rapports entre l’AQTIS (Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son) et les producteurs/réalisateurs indépendants. La rencontre se tiendra dans les locaux de l’ARRQ, 5154, rue St-Hubert – Métro Laurier (sortie Laurier).

Pour informations : http://www.docquebec.ca/lang/fr/2013/06/11/79-doc-quebec-jeudi-20-juin-a-19-00-h-rencontre-avec-laqtis-alliance-quebecoise-des-techniciens-de-limage-et-du-son/
La Coalition Culture veille à ce que l’information circule auprès des artisans de la culture et dans leur communauté.  Merci de permettre à l’information de circuler !

Coalition Culture 

Défendre et de promouvoir la culture du Québec.

Le statut de l’artiste et les cinéastes indépendants

Statut des artistes indépendantsStatut des artistes indépendants-2